Marie Malherbe

Marie Malherbe

Marie Malherbe
(2015- )
Nationalité: fr France


Marie Malherbe est née à Nice en 1975. Dès le lycée, elle fréquente la classe de nu de l’École des Beaux-Arts de Genève (Charles Vogt). Sa formation l’amène à Paris, où elle poursuit en sculpture tout en passant une licence de mathématiques à Paris-VI et une maîtrise d’histoire à la Sorbonne. Elle obtient en 1996 une bourse Erasmus pour un Master d’histoire byzantine à l’Université Ca’Foscari de Venise. Elle y apprend la gravure auprès de Nicola Sene au CIG, et participe aux divers projets de Venezia Viva. En 2003, elle installe son atelier à Vienne (Autriche) et continue sa formation auprès de l'historienne de l'art Ilona Neuffer. Elle expose à Paris, Vienne et surtout en Italie, toujours fidèle en particulier au ghetto de Venise, où depuis 2012 elle présente chaque année des cycles qui se proposent d’approfondir diverses thématiques d'inspiration biblique.

Sa recherche est celle de la beauté comme signe divin qui aide les âmes et transforme le monde. Ses œuvres expriment l’enchantement dans une langue qui oscille du byzantin au baroque.

Son travail a été sélectionné en 2015 pour l’ouverture du Pavillon Photissima dans le cadre de la 56e Biennale de Venise, en 2016 pour l’installation monumentale du Jubilé sur la cathédrale de Trévise, ainsi que pour la BIAS de Palerme (Biennale Internationale d’Art Sacré), où elle participe au Pavillon Abramitique en 2016 et 2018. La plupart de ses œuvres, de petit comme de très grand format, ont été créées pour des lieux à résonance spirituelle particulière.


Articles:

L'artiste


Marie Malherbe est née à Nice. Sa formation artistique a débuté à Genève (nu académique avec Charles Vogt, Ecole des Beaux-Arts) avant de suivre l’itinéraire d’un parcours universitaire éclectique. A Paris, elle étudie la sculpture au Lycée Henri IV et à l'Atelier Savigny, en parallèle avec une licence de mathématiques à Paris VI, le grec médiéval et une maîtrise d’histoire byzantine à la Sorbonne. Ces recherches l’amènent à Venise, où elle obtient un diplôme d’histoire de l’art byzantin à l’Università Ca’Foscari. Elle entre alors au Centro Internazionale della Grafica di Venezia pour étudier la gravure traditionnelle et expérimentale auprès de Nicola Sene, et les techniques du livre auprès de Silvano Gasparini. Elle participe depuis à tous les projets de l’association de graveurs Venezia Viva et Amor del Libro. Passionnée par la création de beaux livres, livres d’artistes ou albums artistiques pour enfants, elle complète sa formation auprès de l’illustratrice Alessandra Cimatoribus, à la Scuola Internazionale d’Illustrazione de Sarmede (Italie).

Elle vit depuis 2003 entre Vienne et Venise. A Vienne, où elle a établi son atelier, elle traduit, enseigne, et complète sa formation auprès de l’historienne de l’art Ilona Neuffer. Parallèlement, elle poursuit ses travaux d’écriture et d’illustration pour les éditions BERNEST, spécialisées dans la publication de beaux textes pour enfants en version bilingue ou trilingue.

Agrégée d’histoire, elle aime par ses écrits ouvrir les jeunes à tout le patrimoine culturel qui éveille l’esprit et la créativité. Elle affectionne en particulier le conte d’initiation, notamment sous forme poétique, et milite pour l’exposition précoce des enfants à des textes qui ont du sens et une certaine grâce, antidote puissant à la vulgarité, à l’uniformisation et au désespoir.

Sa recherche proprement picturale est animée par la même problématique. Ses œuvres, souvent oniriques et en lien avec le patrimoine littéraire, sont présentes en Europe, en Amérique et au Japon.

L’Italie continue cependant d’être son lieu d’inspiration et d’expression privilégié. Son travail a été récemment sélectionné pour l’ouverture du pavillon « Photissima » dans le cadre de la Biennale de Venise en 2015, pour l’installation du Jubilé 2016 sur la façade de la cathédrale de Trévise, et pour la Biennale Internationale d'Art Sacré des Religions et Philosophies de l'Humanité à Palerme en 2016 et 2018.

Expositions personnelles :
2018 «Biznaga Tribute», exposition de clôture de la galerie La Biznaga (Venise)
2018 «The Prophet and the City», galerie Imagoars (Venise)
2018 «Via Crucis / Via Lucis», Baptistère Saint-Jean, Trévise (Italie)
2017 «Avvento», galerie La Biznaga (Venise)
2017 «Chant à Zénobie», Made in..Art gallery (Venise)
2017 «Jacob», galerie Imagoars (Venise)
2017 «Angelus», Chapelle Saint-Pérégrin (Vienne)
2017 «Via Crucis/ Via Lucis», Servitenkloster (Vienne)
2017 «Look Up !», exposition pour le Carnaval de Venise, galerie La Biznaga (Venise)
2016 «Danse avec l'Ange», galerie La Biznaga (Venise)
2016 «Le Jardin de la Miséricorde», Musée Diocésain et cathédrale (Trévise)
2016 «Une Alliance Sacrée», exposition pour le 500e anniversaire du Ghetto, galerie Imagoars (Venise)
2016 «L'Arbre intérieur-Der innere Baum», Servitenkloster (cloître des Servites), Vienne
2015 «This is LOVE», galerie La Biznaga (Venise)
2015 «A Taste of Paradise», galerie Imagoars (Venise)
2014 «La Création est une histoire d'amour», galerie Imagoars (Venise)
2013 «Histoires baroques», Galerie 1zu3, Vienne (Autriche)
2013 «Le Jardin des métamorphoses», galerie Imagoars (Venise)
2013 «Carnevale», Palazzo Ca'Gottardi (Venise)
2012 «Nature baroque», Alliance française, casinò Venier (Venise)
2012 «Entre Terre et Mer», galerie Imagoars (Venise)
2011 «Und Gott sprach», Lutherische Stadtkirche, Vienne (Autriche)
2010 «Bastille Day», côture de l'atelier Schwedenplatz, Vienne (Autriche)
2010 «Femmes en Fleur», inauguration de Shoetation, Vienne (Autriche)
2009 «La Flûte de la Salute», illustrations, ex-atelier Schwedenplatz, Vienne
2009 «Un air de Venise», galerie PIPPA, Paris
2009 «La Nuit des Rois», ex-atelier Schwedenplatz, Vienne
2008 «Mycènes», galerie MOHA, Vienne (Autriche)
2008 «Urban Warmth», Holmes Place, Vienna (Autriche)
2007 «Rouge», inauguration de Stegmann GmbH, Vienne (Autriche)

Expositions collectives :
2016 «Back to Paradise», «Firmament Scroll» et autres oeuvres sélectionnées pour BIAS 2016 à Palerme (Italie)
2016 «Il Giardino della Misericordia», installation du Jubilé, Cathédrale de Trévise (Italie)
2016 «Tutti Frutti», Atelier-50 (Rome)
2015 «This is contemporary» , work 'Eden Revisited' exhibited as ‘Photissima’ curtorial selection in the framework of the 56th Venice Biennale, Chiostro dei Frari (Archivio di Stato , Venice)
2014 «Metropolis», Internazionales Künstlerbuchprojekt by Venezia Viva & Andreas Kramer (Berlin)
2014 «S.A.L.I.G.I.A., 7 vizi capitali», Ex-Manifattura Tabacchi (Torino, Italy)
2014-2017 «Artista In-Formato», collective annuelle de gravures, Atelier Aperto, Palazzo Minelli (Venise)
2013 «Verticalità», gravures, Atelier-50 (Rome)
2012 «Il Dominio della Carne», prospettiva post-avanguardia, Palazzo Zenobio degli Armeni (Venise)
2012 «LiberArti», avec Monica Martin et Walterina Zanellatti, Festival de la Giudecca (Venise)
2012 «Libriamo», MailArt (Vicence, Italie)
2011 «Artista In-Formato», gravures de l'Atelier Aperto, ex-galleria Sant'Angelo (Venise)
2010 «Libro della Notte», livre d'artiste itinérant, Venezia Viva (Venise)

Installations et performances :
2017 « Annonciation », installation in St. Peregrini’s Chapel, Servitenkirche, Vienna (now permanent)
2016 « Back to Paradise », installation dans l'oratoire San Mercurio pour la Biennale BIAS 2016 à Palerme (Italie)
2016 « La Flûte de la Salute », scénographie & performance pour l'Alliance française, Casino’ Venier, Venise
2016 « Il Giardino di Misericordia », installation du Jubilé, Cathédrale de Trévise (Italie)
2015 « Eden Revisited », performance inaugurale, pavillon PHOTISSIMA, 56e Biennale de Venise


Illustrations:
2015 Le Cantique des Créatures, éditions Bernest, Vienne (Autriche)
2015 Et Pierrot apprit à sourire, éditions Bernest, Vienne (Autriche)
2012 In a while Crocodile de Chris Locker, Children's Books gallery, San Francisco, (USA)
2010 Rut-Gedichte, poèmes de Gundula Harand, Schnider’s Verlag (Autriche)
2009 La Flûte de la Salute, éditions Pippa, Paris


A City of Peace


A series of paintings exhibited in the Venice Ghetto
exploring the spiritual mission of the Holy City.


Canto a Zenobia / A Song to Zenobia


Il ciclo Canto a Zenobia è un omaggio ai recenti restauri dei bassorilievi di Palmira, un lavoro bellissimo dell'Istituto Superiore della Conservazione e del Restauro italiano, recentemente esposti ad Aquileia. Questo ciclo di pittura si ispira a diversi frammenti archeologici (busti funerali e ceramiche) come testimoni fragili di una città che fu incrocio di civiltà. L’affascinante figura di Zenobia, regina guerriera e ambiziosa ma anche donna di grande apertura intellettuale, ci fa entrare in un mondo colto dove s’intrecciano le culture egizia, greca, armena, palmirena e romana. Un canto all’amore rispettoso tra civiltà diverse, all’esigenza interiore di conoscenza reciproca nella ricerca comune della bellezza e della saggezza.

made in.. Art gallery, Venezia
curatrice : Chiara Boscolo
Presentazione di Francesca Brandes


Jacob / Giacobbe


A cycle of paintings about the life of Jacob according to the Genesis


Angelus Domini nuntiavit Mariae...


Installation dans la Chapelle baroque Saint Pérégrin (Vienne, Autriche) nouvellement restaurée


Via Lucis


Parcours de Pâques dans le cloître des Servites (Vienne, Autriche)


Via Crucis


Via Crucis 2017, Cloître des Servites, Vienne (Autriche)


LOOK UP ! Exposition pour le Carnaval de Venise 2017


Exposition à l'occasion du Carnaval de Venise


"Back to Paradise" et autres oeuvres présentées à Palerme dans le cadre de la Biennale d'Art Sacré Contemporain BIAS 2016


Back to Paradise
cartographie excentrique et concentrique du jardin intérieur

par Marie Malherbe
curatrice : Chiara Donà dalle Rose



Cette installation invite à une réflexion sur la Création observée du point de vue du Jardin originel. Elle est exposée à l’oratoire San Mercurio du vieux Palerme, récemment restauré, où elle dialogue avec la délicate majolique du Settecento qui dessine au sol un surprenant hortus deliciarum. Motifs végétaux et oiseaux de paradis parcourent en effet les deux œuvres, lesquelles apparaissent comme un prolongement l’une de l’autre. Le jardin vertical répond au jardin horizontal pour dessiner un espace multidimensionnel et créer un instant d’harmonie, d’abondance et de paix visant à réveiller la mémoire intuitive du Paradis…et peut-être en retrouver la porte intérieure.

Libre interprétation picturale de la structure symbolique du Paradis rapportée dans la Genèse, ce polyptyque se propose aussi d’explorer deux énigmes. La première se déchiffre selon un axe de lecture horizontal et concerne, derrière le récit de la Création archétypale, la nature même de tout processus créatif. La seconde suit un axe de lecture vertical et traite de la dualité apparemment omniprésente dans toute (la) Création. Les deux axes se rejoignent en une unique recherche du Centre, point de passage obligé du cheminement « back to Paradise ».

*

La lecture horizontale de l’œuvre, embrassant ses 5 panneaux concentriques de plus en plus larges et significatifs au fur et à mesure que l’on s’approche du centre, révèle déjà une dynamique centripète conduisant le regard de l’extérieur vers l’intérieur. Ce mouvement traduit une double gradation :

La première est une gradation progressive du CHAOS à l’ORDRE. Les formes abstraites des panneaux extérieurs (idées) laissent peu à peu apparaître des éléments épars dans les panneaux intermédiaires (cellules), lesquels s’assemblent enfin dans le panneau central pour donner naissance à des organismes complexes (arbres). Cette progressive mise en ordre du chaos, qui traduit certes les tout premiers vers de la Genèse, mais qui sous forme poétique rejoint aussi l’esprit des théories scientifiques les plus récentes, illustre au fond la dynamique archétypale sur laquelle se greffe tout processus créatif.

La seconde est une gradation scalaire, du MACRO- au MICROCOSME. Elle reflète l’architecture symbolique du premier chapitre de la Genèse, depuis l’apparition de la lumière et du firmament au-delà de la Terre (panneaux extérieurs, plus minéraux) jusqu’à celle de la vie sur Terre (panneaux intérieurs, plus végétaux et animaux). Le terme de ce zoom progressif est finalement le cœur d’un lieu tout à fait précis et singulier, premier espace terrestre décrit dans la Torah/Bible : le fameux jardin d’Eden ou Paradis. La description de ce Paradisum voluptatis, qui apparaît dès le début du chapitre II de cette même Genèse, est brève mais hautement symbolique. Elle ne mentionne nommément que 4 fleuves (dont les 4 panneaux latéraux sont également une évocation) et surtout 2 arbres, sujets du panneau central : l’Arbre de Vie, et l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. On précise qu’au moins l’un d’eux est planté au centre du jardin : c’est donc bien d’une recherche du centre qu’il s’agit. La dynamique concentrique même de la composition, version revisitée des polyptiques médiévaux et renaissance visant précisément à orienter le regard vers l’intérieur, entend présenter le Paradis comme un lieu non pas extérieur et lointain mais intérieur et infiniment proche, accessible dans l’ici et maintenant. Délimité par les fleuves comme par le firmament, le Paradis apparaît comme un lieu protégé et clos auquel l’ensemble du cosmos fait écrin, et qui fait écrin à son tour aux deux arbres singuliers qui fleurissent en son centre. Ces deux arbres symbolisent en somme le centre du centre, ou centre par excellence de l’intériorité.

Le jeu d’échelles se complexifie si l’on remarque que chaque feuille d’arbre (ou « microcosme ») reflète et contient en elle-même un motif de l’univers entier (ou « macrocosme »). Chaque entité du monde créé est en effet porteuse d’informations infiniment complexes qui dépassent les limites apparentes de son être (qu’il s’agisse d’ADN pour la cellule, d’ « inspiration » pour l’être humain, ou de toute forme de connaissance intuitive).
Ce travail est conçu comme une sorte de concerto pour feuille et fruit, ou comme un jeu entre la Création et le fruit, entre le tout et le détail, entre extériorité et intériorité, entre macrocosme et microcosme, dans lequel le premier se reflète dans le second, et le rejoint mystérieusement. « As within so without ».

*

La lecture verticale de l’œuvre fait apparaître un autre jeu de reflets, posant cette fois-ci non plus la question de l’intérieur et de l’extérieur, mais celle du haut et du bas. Picturalement, le haut et le bas désignent ici non pas le divin versus l’humain, mais la dualité omniprésente « ici-bas » dans le créé –du moins selon la perception humaine commune. Dualité du haut et du bas, du chaud et du froid, du clair et de l’obscur, du masculin et du féminin, du conscient et de l’inconscient, du visible et de l’invisible… toutes résumables dans la dynamique créatrice bien connue du Yin et du Yang. Mais c’est d’une dualité bien plus problématique que parle l’Écriture judéo-chrétienne, et ceci d’entrée de jeu : celle du « bien » et du « mal » (« Dieu fit pousser du sol toute espèce d'arbres séduisants à voir et bons à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal » Gen, 2 :9). Le cœur même du Jardin originel est donc bien inscrit dans deux dualités successives : celle des deux arbres, puis encore celle du bien et du mal au sein du second. Déjà affrontée par les plus grands penseurs de toutes générations et de multiples cultures, cette fameuse dialectique du bien et du mal ne cesse de se poser à tout un chacun, quelle que soit son appartenance religieuse ou a-religieuse. C’est sur son mystère que le panneau central invite à « réfléchir » (au sens double de réflexion et de reflet).
La contribution judéo-chrétienne a ceci d’intéressant que contrairement au « bien/bon » évoqué dès les tout premiers versets et de façon répétitive (« Et Dieu vit que cela état bon »), le mal n’est jamais introduit en soi dans la Création, mais seulement après son achèvement narratif, et simplement couplé au « bien » déjà évoqué –précisément à travers l’arbre « du Bien et du Mal ». Le mal est-il à comprendre comme un simple reflet ? un double ? une ombre ? un négatif ? une caricature ? une esquisse ? un brouillon ? un raté du bien ? Tout se passe comme s’il n’était pas une réalité en soi mais plutôt une sorte de sous-produit par rapport au bien, voire d’« ante-produit » pour certains qui n’hésitent pas à l’interpréter comme un bien inaccompli. Le mal apparaît en tous cas comme intrinsèquement et mystérieusement lié au bien, que ce bien soit visible ou non. Il est intéressant de noter que ce type d’interprétation n’est pas sans rejoindre certaines philosophies orientales. C’est ainsi que les deux arbres sont peints ici comme enracinés dans une seule et unique source, rendue visible par une cartographie symbolique du Paradis observé depuis son centre, selon une projection polaire qui serait centrée sur les racines des arbres. Cette cartographie d’apparence « excentrique » mais de nature en réalité concentrique, qui permet de montrer la symétrie ontologique entre, sinon le bien et le mal, en tous cas le haut et le bas. « As above so below ».

*

Cette installation propose d’entrer dans un jeu de reflets multiples entre ce qui pourrait être les deux aspects d’une même réalité encore en cours de création. Le « Mal » demeure un grand mystère. Ces arbres en miroir invitent toutefois à garder à l’esprit la vertigineuse Unité qui, au-delà de la dualité sur laquelle butte l’entendement humain, est aussi inscrite à sa manière dans la Création. Il suffit parfois de peu pour que le mal le plus effrayant génère du bien, et vice versa, à l’image du cosmos dont les révolutions et l’immensité abolissent les notions de haut et de bas. La Création, toujours en mouvement, est souvent renversante.

Le bien et le mal, comme le haut et le bas, dansent ensemble plus qu’il n’y paraît. C’est un mystère mais quelques sages ici ou là semblent parvenir à intégrer les multiples apparences duales et à vivre la Création comme irréductiblement Une. Le chemin qu’ils indiquent est de se laisser attirer et enseigner par le Centre et origine de tout. À chacun de le nommer à sa guise ; il demeure la porte du Paradis intérieur, franchissable à chaque instant pour se recentrer et reconnecter « back to Paradise »…

Marie Malherbe, août 2016


Danse avec l'Ange


Un cycle pictural sur le thème de l'Ange et de la danse sacrée

présenté par Francesca Brandes, poète et critique d'art

Galerie LA BIZNAGA
Fondamenta Tolentini
Santa Croce 167
Venise


"A Sacred Covenant" / "Una Sacra Alleanza"


Exposition pour le 500e anniversaire du ghetto de Venise

Le thème de l’ALLIANCE est au cœur de l’histoire initiatique du peuple juif, et de ses écrits sacrés. Alliance gratuite et improbable entre le divin et l’humain, entre le Créateur et la créature ; Alliance cent fois bafouée, et cent fois restaurée sous des formes toujours nouvelles, manifestant inlassablement que le Très-haut désire s’allier au Très-bas en de renversantes noces verticales.
Alliance singulière sans doute, mais surtout singulièrement incomprise. Levain dans la pâte, force qui à travers le singulier fait lever le Tout, elle ne saurait être la propriété communautaire d’une ethnie à l’exclusion des autres, mais féconde tout acte de quiconque se reconnait de ce lien à vocation universelle.
Ce travail propose une lecture intérieure et poétique de l’Alliance, non pas comme récit historique, mais comme écho à ce patient éveil de l’être, par l’engagement fidèle… à assumer sa divine Liberté.


L'Arbre intérieur


Cloïtre des Servites, Vienne (Autriche)


'This is Love'


Exploring the mystery of Love, not just as a feeling but as a spiritual gift and identity


La Création est une histoire d'amour


Un voyage au coeur du processus créatif en tant qu'il procède de l'amour, à travers la peinture mais aussi des installations.
Création par la rencontre du masculin et du féminin, rencontre extérieure mais aussi intérieure.
Création par la contemplation du créé, visible et invisible.
Création par la Parole, à l'image du Créateur.

Galleria IMAGOARS Campo del Ghetto Vecchio Cannaregio 1145, VENEZIA
Italie


"La zone € est-elle viable?"


Expo-conférence à l'institut français de Vienne
organisée par Patricia Costa-Dieth, Stéphanie Fraisse et Jean-Luc Steffan
Palais Clam-Gallas
Währingerstrasse 30
1090 WIEN


Artista InFormato 2014


Collettiva internazionale di grafica
con e a cura di Nicola Sene "Venezia Viva" e CIG

Palazzo Minelli
San Marco 1878 a
30124 Venezia
Italie


HISTOIRES BAROQUES


Une invitation à redécouvrir l'esprit du baroque à travers certains opéras de Haendel. Un baroque de la scène, de la mythologie, de l'artifice et de l'extravagance, mais porteur d'un émerveillement réel envers la Nature et la Vie, et peut-être, au-delà du manège scénique des masques, d'une certaine sagesse... notamment en rappelant que le réel n'est pas forcément du côté que l'on croit...


'Nature Baroque', Carnaval de Venise 2013


Palazzo Ca'Gottardi
Cannaregio 2283
Venise

Curatrice : Federica Pozzi


Prospettiva Post-Avanguaria al PALAZZO ZENOBIO per l'Arte, Venise 2012


"IL DOMINIO DELLA CARNE" : collettiva sul nudo
Palazzo ZENOBIO degli Armeni
nell'ambito della "PROSPETTIVA Post-AVANGUARDIA"
a cura di Barbara Vincenzi, Zamenhof ART
29 sept - 10 oct 2012
Tema fra i più affascinanti e complessi della storia dell'arte, specchio quanto mai fedele delle metamorfosi del gusto, fin dalle origini della civiltà occidentale il Nudo ha seguito di pari passo la storia delle idee, e in particolare ogni possibile evoluzione e variazione della concezione dell'uomo, del corpo e delle sue passioni. Se senza dubbio la rappresentazione della figura nuda ha posto in primo luogo il problema della verosimiglianza, è anche vero che ha costituito per secoli (e costituisce tuttora) l'oggetto scatenante delle pulsioni più diverse. Insomma, è sempre stato un materiale incandescente'' per gli artisti che l'hanno affrontato; può essere stato legato ai fenomeni della società, oppure aver avuto un ruolo accademico, di speculazione scientifica, d’ispirazione mitologica e/o, più o meno velatamente o ipocritamente, libertino e sensuale.
http://prospettivapostavanguardia.jimdo.com/il-dominio-della-carne/


Festival delle Arti, Venice (Italy) 2012


Festival della Giudecca, Liber-Arti
13-14-15 Settembre 2012

mostra all'Associazione Canottiera (Giudecca) con Monica Martin e Walterina Zanellati


MailART Vicenza 2012


Mail Art
Casa Cogollo - Corso Palladio 165, Vicenza.
Inaugurazione giovedì 14 giugno 2012.

PROGETTO INTERNAZIONALE DI COMUNE DI VICENZA
ASSESSORATO ALLA CULTURA

DA SEMPRE ARTE E LETTERATURA DIALOGANO INSIEME

Progetto organizzato nell’ambito di Libriamo 2012, Festival letterario di Vicenza,
da Zoing! Associazione culturale e il Comune di Vicenza, Assessorato alla cultura

A cura di Valeria Bertesina


ENTRE TERRE ET MER Gallery Imagoars, Venice, April 2012


Galleria IMAGOARS (Venice, Italy), Cannaregio 1145 campo del ghetto vecchio
1 -30 aprile 2012



La mostra “Entre Terre et Mer” presentata con l'associazione culturale IMAGOARS si propone di esplorare in modo pittorico i rapporti simbolici tra gli elementi terra e acqua. Quesito su cui si sono interrogati molto i scolastici e i pensatori del medioevo - compreso lo stesso Dante; perciò proprio alla maniera di una quaestio medioevale, il percorso inizia interrogando gli antichi testi fondatori, in questo caso il racconto della Creazione nella Genesi. I famosissimi versi ebraici vengono interpretati in modo quasi letterale seppur astratto, non solo in onore del "ghetto vecchio" di Venezia la cui personalità dialoga intimamente con lo spazio espositivo imagoars, ma anche perchè la Parola è comunque quel che darà senso a questa dualità acqua/terra - pure in francese ad esempio, dove la “mer” è anche la “mère”.

Il ciclo infatti si declina con scritture o frasi che giocano con gli elementi e dialogano con la pittura... fino a concludersi "naturalmente" con una serie di variazioni sul tema del luogo stesso dove, con massima maestria e genialità, è stato materializzato lo sposalizio tra l'acqua e la terra: Venezia.

Questo ciclo quindi propone un sogno che, invece di lasciare sopite le menti, risvegli profonde ed acquee sensazioni di qualche paradiso perduto... o ritrovato.


ARTISTA IN-FORMATO 2011


Group exhibition dell'"Atelier Aperto"
(etching techniques)
curator : Nicola SENE

Galleria 'Venezia Viva'
San Marco, Palazzo Minelli 1878/a
30174 Venezia

December 17th 2011 - January 30th 2012


UND GOTT SPRACH


Exhibition in the Lutherische Stadtkirche Wien-Innere Stadt, A-1010 Wien.
June 19th - July 17th 2011
Curator : Dr Ines Knoll
www.stadtkirche.at


LIBRO DELLA NOTTE, Venice (Italy) 2010


Group project involving various etching techniques and organized by A. Kramer and N. Sene with the CIG (Centro Internazionale della Grafica) in Venice. Group exhibition at the GALLERIA VENEZIA VIVA.
Curator : Nicola Sene e Andreas Kramer


FEMMES EN FLEUR, Vienna (Austria) 2010


Solo exhibition in partnership with Shoetation (Vienna 1010) for the new Spring collection.

See search?updated-min=2010-04-01T00%3A00%3A00-07%3A00&updated-max=2010-05-01T00%3A00%3A00-07%3A00&max-results=2


UN AIR DE VENISE, Paris (France) 2009


Galerie PIPPA, 25 rue du Sommerard, 75005 Paris, curatrice : B. Peltier


MYCENES, Vienna (Austria) 2008


MOHA Gallery, Köllnerhofgasse 3, 1010 Vienna, curator : F. Motoch


URBAN WARMTH, Vienna (Austria) 2007


Holmes Place Lounge, Wipplingerstr. 30, 1010 Vienna


ROUGE Vienna (Austria) 2007


Exhibition for Stegmann Wien, Schwedenplatz 27, 1010 Vienna, curator : S. Ganzberger



FrancoFAIR, Vienna (Austria) 2010


French Art Group exhibition, Institut francais de Vienne, curator : P. Binoux



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